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L'interview du mercredi avec Romain VANDERBIEST...

L'INTERVIEW DU MERCREDI

18/07/07 - Interview avec... Romain VANDERBIEST

« Je sais que j'ai le niveau...»

 

 

Romain, après ta fracture du scaphoïde , tu as enfin repris la compétition à la nocturne de Macon il y a dix jours j'imagine que tu attendais ce moment avec impatience…

R.V : Oui ! ca faisait un moment que je tournais en rond et que je voulais retourner dans un peloton pour retrouver mes sensations.

A la base ce n'était pas prévu mais des copains m'ont proposé d'y aller alors j'ai fait mon retour un peu plus tôt que prévu. J'étais parti pour rester dans le peloton et puis finalement ca s'est bien passé alors j'ai attaqué, mais sans succès.

On est finalement arrivé au sprint et j'ai bien réussi à me placer pour faire deuxième.

 

As-tu eu une sorte d'appréhension au départ ?

R.V : Non du tout. Je m'étais dit avant le départ que je ne prendrai pas de risque en cas d'arrivée au sprint, mais une fois parti, je n'ai pas pu m'empêcher de le disputer.

 

Comment t'es tu occupé pendant tes deux mois de convalescence ?

R.V : J'en ai profité pour voir des amis. J'ai fait deux, trois sorties mais aucun sport ! Avec mon poignet dans le plâtre je ne pouvais pas faire grand chose.

Et puis je pense que j'ai bien fait de ne rien faire car ma rééducation a duré un mois de moins que prévu.

J'avais déjà eu une longue période d'absence à cause d'une déchirure musculaire mais là, c'était la première fois que je me fracturais quelque chose.

 

Quel bilan tires-tu de ta première partie de saison ?

R.V : C'est difficile de tirer des conclusions car je n'ai couru que deux mois en mars et avril.

Néanmoins, en début de saison, quand je pensais pouvoir gagner la Transversale de l'Ain, je n'avais déjà pas eu de chance car j'étais tombé au kilomètre alors que je m'apprêtais à réaliser une bonne place.

Ensuite, j'ai mis du temps à revenir car j'ai fait des courses dont les profils ne me convenaient pas forcement, notamment en Italie.

Et quand je suis revenu sur des courses qui me convenaient plus comme Dijon – Auxonne – Dijon, je n'ai pas pu prendre part aux sprints car je n'avais plus de foncier.

Par contre la forme est revenue sur la première étape du Tour Nord Isère puis sur la Classique Rapp Atlas où je signe deux places de treize. Même si je peux regretter de mettre mal placé au Nord Isère et de mettre fait surprendre. C'était des résultats encourageants, j'étais bien lancé, j'avais la caisse comme on dit et puis cette blessure est arrivée et a tout cassé…

 

As-tu la sensation de t'être adapté au niveau espoir ?

R.V : Sincèrement oui.

L'année dernière je m'étais déjà fait surclasser en national pour anticiper le passage vers le niveau espoir et quand tout le monde me disait que j'allais me cramer les ailes, je leur ai prouvé le contraire.

Juste avant ma chute je m'étais aperçu que j'avais vraiment le niveau et que j'étais capable de jouer la course à fond alors qu'en début d'année j'avais beaucoup d'hésitations. Maintenant, je sais que le niveau je l'ai.

J'ai beaucoup progressé. J'ai notamment plus de foncier, plus de force et carrément plus de confiance.

 

Justement, on te connaît surtout pour tes qualités de sprinter mais as-tu progressé en montagne, région qui t'entoure au quotidien ?

R.V : En course je n'ai pas trop eu l'occasion de gravir des cols et en plus ca ne m'intéresse pas plus que ca. Mais tout ce qui est bosse de trois ou quatre kilomètres, je les passe beaucoup mieux qu'avant.

Pour preuves, sur la deuxième étape du Tour Nord Isère, je n'ai lâché, avec Sébastien, (ndlr : Sébastien IVARS) qu'à quelques mètres du sommet de l'avant dernier GPM. Il me manquait vraiment pas grand-chose pour basculer avec le paquet, alors que les années précédentes, j'aurais été décramponné beaucoup plus tôt.

Au Rapp Atlas dans le final il y avait une bosse de cinq kilomètres et c'est BOUTEILLE d'Etupes, moi et quelques autres qui avons pu faire la différence pour arriver pour la gagne.

Mais grimper des cols du genre Glandon, j'en ai pas spécialement envie, ca ne m'attire pas plus que ca. Et puis je sais que si je travaille la montagne, je vais perdre au sprint. Il faut choisir de toute façon. Et dans mon cas j'ai choisi quelque chose qui me plaît, qui me fait monter l'adrénaline.

 

Quels seront tes objectifs pour cette seconde moitié de saison ?

R.V : Remarcher le plus possible ! Je ne vise aucune course en particulier, je verrai bien comment cela se passe et comment j'évolue au niveau physique.

Mais il y aura quand même en fin d'année Paris – Tour et juste avant le GP Manziat, course organisée par mon ancien club, où j'aimerais faire de bons résultats.

 

Du côté des études, tu es en BTS de Management des Unités Commerciales. Quelle place leurs accordes-tu ?

R.V : Les études, c'est important pour avoir un avenir, surtout que là, j'ai la chance d'être dans un domaine qui me plaît bien.

Je viens de finir ma première année et je m'en suis plutôt bien sorti, surtout par rapport aux cours que j'ai pu suivre. Parce que c'est vrai qu'avec les courses, même si je n'en ai faites que pendant deux mois, j'ai raté quelques bonnes dizaines d'heures. Et même si j'ai pu en rattraper grâce aux livres, ce n'est jamais évident.

L'année prochaine je pense que je vais travailler par correspondance grâce au CNED tout en gardant des contacts réguliers avec les profs du CESNI, ce qui me permettra d'avoir une formation complète.