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Retour sur le GP de Charvieu Chavagneux avec Paul MOUCHERAUD...

RETOUR SUR…Le GP de Charvieu Chavagneux

Questions à Paul MOUCHERAUD, second de l'étape...

« Le plus dur c'est toujours d'obtenir la première victoire, ensuite cela s'enchaîne… »

 

Paul, après ta dernière sortie sur le Tour du Pays Roannais avec une ultime étape dantesque (voir le résumé de la course), j'imagine que tu avais à cœur de reprendre le cours normal des choses…

P.M : C'est sur que cette étape m'est restée en travers de la gorge. Notamment parce qu'il y avait moyen de faire un beau truc pour l'étape et surtout pour le général. Mais bon, il fallait bien tourner la page. Et le plus vite possible était le mieux.

Au niveau du profil, la course de Charvieu n'avait rien à voir avec le Tour du Pays Roannais puisqu'elle était toute plate mais j'ai tout de suite senti que j'avais de bonnes sensations pour aller chercher la gagne.

 

Justement, raconte-nous cette seconde place…

P.M : J'étais toujours dans les bons coups, j'ai toujours su lever le cul de la selle au bon moment pour me retrouver devant.

Dans le dernier tour du circuit final, on s'est retrouvé à quatre puis on a lâché un membre de l'équipe de Dijon.

A dix kilomètres de l'arrivée, Jean-Michel FLOCHON m'a conseillé dans l'oreillette d'attaquer sans me retourner et comme j'étais encore bien, j'ai mis sa recommandation à exécution. J'ai pris cent mètres d'avance puis PERILLAT (Charvieu-Chavagneux) est revenu.

On a ensuite eu un long moment d'hésitation où on s'observait et à quatre-cents mètres de la ligne BLAIN (AVC Aix-en-Provence) a fondu sur nous. L'isérois a pris sa roue et j'ai commencé le sprint en troisième position et je viens mourir à une demie-roue de l'aixois pour la gagne.

 

C'est la troisième fois que tu termines second, ce n'est pas un peu rageant ?

P.M : Si c'est rageant surtout que là je sentais vraiment que j'avais la victoire à portée de main. Je suis un peu déçu c'est sur.

Sur cette course, j'en veux un peu à PERILLAT de ne pas avoir voulu coopérer lorsqu'on était deux mais bon, c'est le jeu…

Maintenant, il ne faut pas focaliser sur ces secondes places, il n'y a pas de raison pour que je ne relève pas les bras sur les prochaines courses.

Le plus dur c'est toujours d'obtenir la première victoire, ensuite cela s'enchaîne…

 

Connais-tu ton calendrier de courses pour les semaines à venir ?

P.M : Je dois disputer deux nocturnes, une à Chambéry et l'autre à Albertville avant de m'aligner à Cours la Ville.

C'est plutôt de bon augure car j'ai l'habitude de bien marcher sur les nocturnes. Il faut sans arrêt être à la relance et savoir courir malin pour être sans cesse devant. Et ceux sont plutôt des choses qui me correspondent…