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Retour sur Paris - Tours avec Julien BERARD...

RETOUR SUR…Paris - Tours

Questions à Julien BERARD...

« Cette course a une saveur particulière...»

 

 

Julien, Paris – Tours constituait la dernière course sur route de la saison, y as-tu pensé avant de t'élancer ?

J.B : Avant la course on y pense un peu, pendant non car on se doit d'être concentré et après on y pense de nouveau.

Pour moi, c'est un peu différent car je vais faire des cyclo-cross cet hiver donc ce n'est pas comme certains coureurs qui arrêtent totalement.

Et puis cette année je ne me sens pas saturé. Donc ce n'est pas comme les années antérieures où j'avais hâte d'en terminer.

 

Le fait que les professionnels empruntent, une heure après votre passage, les cent-quatre-vingt-sept même derniers kilomètres que vous. Cela constitue-t-il course particulière?

J.B : Je crois que c'est la seule course de ce type en France et c'est sûr que ca a une saveur particulière.

Ca m'a bien plu d'autant que l'organisation d'A.S.O est parfaite.

En plus, comme mon groupe arrivait pour la vingt-cinquième place, j'ai eu le temps de bien regarder cette longue ligne droite des trois derniers kilomètres. A la télévision, ce n'est pas pareil. Là c'était vraiment impressionnant.

Et puis il y avait pas mal de spectateurs le long des routes et ca fait toujours plaisir.

En plus, on a eu la chance d'assister à l'arrivée des pros dans l'espace invités où Jean-Luc JONROND est parvenu à nous faire entrer. Et je peux vous dire que c'est arrivé tellement vite que l'on n'a pas vu grand-chose !

 

Raconte-nous comment cela s'est déroulé pour toi…

J.B : Déjà, j'étais bien content qu'il n'y ait pas de vent parce que je redoutais vraiment de faire les cinquante premiers kilomètres et de me retrouver dans un groupe derrière et de ne rien faire. Là au moins, nous avons été concernés par la course jusqu'au bout.

Pour ma part, j'ai essayé de sauter dans les coups dès le début de course mais ca ne voulait pas partir. Et puis à quarante kilomètres de l'arrivée un gros groupe est sorti mais je n'ai pas pu y aller.

C'est vraiment aléatoire ce genre de course parce que tu peux aller dans les coups dix fois de suite sans prendre le large, et puis la onzième, alors que tu te relèves, est la bonne.

Du coup je suis arrivé dans le peloton à une minute des premiers que nous avions d'ailleurs en ligne de mire sur cette fameuse ligne droite. J'ai essayé de faire le sprint mais le coureur devant moi à déchaussé à trois-cents mètres de la ligne et a fini sur le cadre avec les deux pieds qui frottaient par terre. Alors je n'ai pas pu me placer correctement.

Il faut dire qu'une arrivée sans virage comme celle là est compliquée à gérer car le peloton forme vraiment un gros bloc où ca frotte énormément.

 

T'es tu concocté un programme vacancier pour les prochaines semaines ?

J.B : On peut dire ca. Je vais poser mon vélo pendant deux semaines mais je ne vais rien faire de spécial à côté car j'irai en cours.

Ensuite, en novembre, je ferai quelques cyclo-cross dans la région et en décembre j'enchainerai avec la reprise de l'entraînement sur route.

Ce n'est pas une période que j'apprécie forcement mais il faut passer par là de toutes façons.