L'INTERVIEW DU MERCREDI
Interview avec... Vincent TERRIER
« Il y a moins de grosses individualités mais collectivement, je pense que le groupe est plus homogène et plus fort.... »
Vincent TERRIER , avec un renouvellement aux deux tiers de l'effectif, c'est un nouveau cycle qui démarre en 2008 ?
V.T : Oui, forcement un nouveau cycle sportif parce qu'il fallait reconstruire le groupe, reprendre les automatismes de courses collectives mais en même temps c'est dans la continuité du centre : les anciens coureurs sont là depuis deux ans pour la plupart voire plus pour Benoît donc ca reste inscrit dans le projet d'amener ces coureurs à un haut niveau et dans l'idéal au professionnalisme.
De plus, les coureurs qu'on recrute correspondent à des critères qu'on recherche au niveau de l'essence même du centre ce qui fait qu'on n'a finalement pas perdu de temps dans la mise en route. Tous les coureurs se sont bien adaptés.
On reste dans la logique sportive de C.C.F.
L'effectif vous semble-t-il plus fort que l'année passée ?
V.T : Il y a moins de grosses individualités mais collectivement, je pense que le groupe est plus homogène et plus fort.
En ce début de saison, il y a eu volonté de votre part de faire courir les plus jeunes sur des courses de deuxième catégorie. Quelles en sont les raisons ?
V.T : L'année dernière avec le remaniement des catégories, on ne savait pas trop à quoi s'en tenir, on avait peur que les coureurs qui sortent de junior se retrouvent sur le banc de touche en étant privés de certaines épreuves. Et puis finalement c'est nous qui nous sommes fait pénaliser car ces coureurs se sont retrouvés dans le bain sur les courses premières, deuxièmes et troisièmes catégories qui avaient un gros niveau élite et on n'a pas pu respecter la logique qu'on avait les années précédentes où on leur faisait faire un début de saison en national et après, une fois qu'ils avaient acquis un certain potentiel, ils pouvaient aller courir en élite.
Cette année, nous avons choisi de leur faire prendre une licence deuxième catégorie.
Ca ne les empêche pas d'aller courir en élite et sur les courses premières, deuxièmes et troisièmes catégories mais à côté de ca ils ont un cycle où ils peuvent garder la sensation de peser sur la course, acquérir une confiance en soi et gagner.
Et ce sont des facteurs importants pour que le coureur se construise mentalement tout en travaillant pour accéder au niveau élite.
Etes-vous satisfait du comportement des coureurs après deux mois de course ?
V.T : Oui.
Le fait que les coureurs ce soient très vite adaptés, que certains aient déjà eu des sélections en équipe régionale voir nationale, que se soient des coureurs qui ont de bons automatismes, une très bonne mentalité, qu'ils n'hésitent pas à se mettre au service du collectif et qu'ils soient très à l'écoute, toutes ces choses font que nous sommes satisfaits.
Au niveau des résultats par rapport à la même époque l'année passée, où nous avions tout de même fait notre meilleure saison en terme de résultats sportifs, nous avons le double de places dans les vingt premiers sur les courses de classe deux. Soit huit au total.
On s'affole toujours, on est toujours pressé que les résultats viennent tôt dans la saison mais il ne faut pas perdre de vue qu'on est dans les clous au niveau élite et mieux en classe deux.
Quels sont les aspects à améliorer dans les semaines à venir ?
V.T : Ce qui a péché sur ce début de saison c'est que les gars, qui sont bien présents sur la première phase de course en allant dans les coups, sont un peu justes dans la deuxième phase qui se passe lorsque la course est faite à l'avant et qu'il faut ressortir pour la gagne.
Mais ca vient du fait qu'on ait volontairement retardé le travail spécifique afin d'arriver en forme un peu plus tard.
L'équipe va rentrer dans une période de courses par étapes, est-ce le début des réels objectifs ?
V.T : Forcement oui car on arrive sur des terrains qui nous correspondent plus, des profils plutôt montagneux.
Et puis sur les courses par étapes, lorsqu'on s'est trompé, c'est plus facile de rattraper le coche que sur une course d'un jour. Et ca, on arrive bien à le faire en général.
Des courses comme le Rhône-Alpes Isère Tour qui est une classe deux, le Tour des Pays de Savoie bien sûr, la Ronde de l'Isard où nous avons une grosse pancarte… sont des courses où nous avons l'habitude de bien figurer.
Quels sont les coureurs que vous attendez aux avant-postes dans les prochaines semaines?
V.T : On ne va pas nommer des coureurs en particulier car on les attend tous mais on connaît bien Guillaume BONNAFOND qui est là depuis trois ans, on espère qu'il va confirmer cette année et pour ca on l'attend peut-être un peu plus que les autres.
Après il y a Julien BERARD qui a énormément misé sur la route cette année en mettant le cyclo-cross au deuxième plan.
Et puis Clément MAHE, Morgan KNEISKY…un petit peu tous en réalité. Je ne veux pas mettre en avant un coureur plutôt qu'un autre.
Enfin, si vous ne deviez retenir qu'une image de ce début de saison 2007, ce serait...
V.T : Je n'y étais pas donc ce n'est pas une image visuelle mais il y a une course qui a quand même marqué ce début de saison : c'est Annemasse – Bellegarde où on avait trois coureurs dans la bonne échappée.
On a manquait un peu de réussite par la suite car on est tombé sur un Sébastien GREDY costaud mais c'est cette idée de collectif à l'offensive que je veux retenir.
Et puis il y a nos petits jeunes qui, même si ils courent parfois à l'échelon inférieur, font preuve de motivation et d'esprit d'offensive.
Ce sont ces deux idées de cohésion de groupe et de coureurs non-attentistes que je veux garder.

Vincent TERRIER donnant les dernières consignes avant le départ...