Retour sur le Circuit des quatre Cantons avec Benoît EBRARD...

RETOUR SUR… le Circuit des quatre Cantons...

Entretien avec Benoît EBRARD, échappé pendant près de cent-soixante kilomètres...

« Dans le final, j'ai essayé deux, trois fois de sortir mais à chaque fois, quelqu'un venait me chercher... »

 

Benoît, quel était ton état d'esprit au départ du Circuit des quatre Cantons ce samedi ?

B.E : Je ne m'étais pas fixé d'objectif particulier mais je voulais faire la course d'équipe en respectant les consignes d'avant course. Il fallait donc qu'on saute dans les coups chacun notre tour en début de course.

De mon côté les sensations n'étaient pas trop mauvaises.

Le temps couvert et menaçant ne m'a pas dérangé, tant qu'il ne pleut pas, ca ne me dérange pas.

 

Raconte-nous ta longue échappée matinale…

B.E : Au kilomètre cinq, Steve (ndlr : Steve HOUANARD) est sorti en contre derrière trois ou quatre coureurs mais il n'a pas réussi à les rejoindre et il s'est fait reprendre par l'avant du peloton alors j'ai contré sur la gauche de la route et je suis rentré sur les hommes de tête. D'autres sont ensuite revenus de l'arrière et on s'est retrouvé à douze devant.

Tout le monde passait ses relais, j'ai passé les miens comme les autres.

C'est vrai qu'une échappée de cent-soixante kilomètres ce n'est pas trop courant mais devant, c'est moins dur que derrière car c'est super régulier comme allure. Une fois qu'on a pris du temps sur le peloton, on roule à un tempo régulier en accélérant légèrement en haut des bosses. En plus, il fallait mieux être devant avec toutes les chutes qu'il y a eu dans le peloton…

Cela dit, le stéphanois Léo FORTIN est tout de même tombé dans le groupe de tête en voulant attaquer lors d'un GPM…

 

Que t'a-t-il manqué dans le circuit final pour décrocher ta première victoire de la saison ?

B.E : Dans le final, Benjamin GAULT (CG Orléans) était costaud. Il était vraiment fort.

Ensuite, le deuxième stéphanois que je ne connaissais d'ailleurs pas, est sorti sur un coup de chance car personne n'est allé le chercher lorsqu'il a contré.

J'ai essayé deux, trois fois de sortir mais à chaque fois, quelqu'un venait me chercher. On ne m'a pas laissé faire ce que je voulais. Et après, je n'avais plus de force…

 

Peux-tu nous parler de ton calendrier à venir ?

B.E : Dimanche j'irai au Tour de Mendrisio, une première pour le centre de formation. D'ailleurs, on va retrouver Alex et Tigran (ndlr : Alexandre AULAS et Tigran KORKOTYAN , anciens pensionnaires de C.C.F). C'est toujours sympa de revoir les anciens.

Ensuite, il y aura la Classique Atlantique le 21.

Puis Buxerolles, la première manche de Coupe de France.

De toute façon, je travaille pour monter en pression.

Je souhaite bien figurer sur toutes les courses auxquelles je participe mais il me reste pas mal de travail.

Mon mois de mars se conclura par Annemasse – Bellegarde où j'ai une revanche à prendre puisque l'année dernière, c'était là où j'avais lourdement chuté en me tassant une vertèbre et fêlant de coccyx.

 

 

Benoît prend les dernières consignes avant l'emballage final...