RETOUR SUR… le Tour de Mendrisio...
Entretien avec Morgan KNEISKY...
« Plus les tours passaient plus je comprenais qu'il fallait être dans les dix premiers pour ne pas prendre de cassure et pouvoir s'échapper.... »
Morgan, le Tour de Mendrisio est une course classe 2 donc ouverte aux professionnels. Abordes-tu une telle course différemment ?
M.K : Non pas différemment, c'est une course comme une autre, il faut l'aborder pareil. C'est vrai qu'elles sont différentes des élites nationales car elles se courent différemment : ca va plus vite et les coureurs sont plus organisés. Ca se voit notamment lors des sprints où les coureurs savent comment se placer entre eux.
Fais-nous part du déroulement de ta course…
M.K : Dans le premier tour, j'avais pris le bon coup mais j'ai fait le boomerang : j'ai attaqué dans la bosse, je suis rentré, je leur ai dit bonjour et je suis redescendu aussitôt dans le peloton. J'étais à fond. Au passage j'ai repris Beubeu (ndlr : Benoît EBRARD).
Du coup le coup est parti sans nous mais il ne prenait pas beaucoup d'avance.
Après à mi-course, il y a eu une chute à côté de moi. J'ai pu l'éviter mais j'ai cassé une chaussure et je ne pouvais plus tirer sur la pédale.
A partir de là c'était un peu chaud…
Justement, il parait que tu as fait un véritable numéro d'équilibriste…
M.K : J'ai juste changé de chaussures.
Heureusement depuis cette année et avec le conseil des directeurs sportifs lors du stage d'avant saison, je prends toujours une paire de rechange.
Alors j'ai vite dit à Vincent (ndlr : Vincent TERRIER directeur sportif sur cette course) dans l'oreillette de préparer mes chaussures de secours dans l'auto.
Une fois qu'elles étaient prêtes, je me suis arrêté et j'ai vite changé de paire.
J'ai mis cinq kilomètres pour réintégrer le peloton car les commissaires commençaient à faire des barrages. Je suis rentré juste avant la bosse, je l'ai passé mais je me suis rendu compte que je flottais dans mes nouvelles chaussures.
J'ai rappelé Vincent pour qu'il me donne mes semelles. Je suis allé les chercher à la voiture, j'ai remonté une fois la bosse et sur une partie plane je les ai mises en roulant.
Je pédalais avec une chaussette puis l'autre. Certains coureurs me poussaient un peu pour m'aider à ne pas reculer.
Une fois que j'ai eu terminé, je suis retourné à l'avant et je suis sorti dans un contre. J'arrive au sprint pour la quatorzième place et je me classe seizième.
Vu la tournure des événements, j'imagine que tu es satisfait ?
M.K : Je suis content car au début de course, j'étais vraiment mal et puis sur la fin ca allait mieux.
Dans le final, quand je suis parti en contre dans la bosse, je n'ai pas attaqué n'importe comment. Car plus les tours passaient plus je comprenais qu'il fallait être dans les dix premiers pour ne pas prendre de cassure et pouvoir s'échapper. Alors quand le contre est parti, je n'ai eu qu'à suivre dans les roues.
Quelles sont les courses auxquelles tu devrais participer ces prochains jours ?
M.K : Je vais avoir la Classique Atlantique vendredi, puis la Coupe de France à Buxerolles ce week-end et enfin Annemasse – Bellegarde à la fin du mois.
Je ne connais pas les deux premières courses mais l'année dernière j'avais été échappé avant de péter dans la bosse finale d'Annemasse en m'étant fait surprendre par les derniers lacets.
Cette année, je ne devrais pas commettre la même erreur car on va aller repérer le parcours à l'entraînement.
Normalement, en vu de mes courses avec l'équipe de France route mi-avril, à partir de cette semaine, je devrais marcher pour pouvoir être sélectionné…
