RETOUR SUR… le GP de Vougy...
Entretien avec Julien BERARD, cinquième de la course...
« Même si les flocons ne tenaient pas sur la route, ils avaient tellement salé la chaussée que j'avais le goût du sel dans la bouche !... »
Julien, tu étais le seul coureur de C.C.F présent au GP de Vougy, court-on dans les même conditions avec une telle spécificité ?
J.B : Bien sûr que non. Quand on est tout seul, il faut bien faire attention à tous les efforts, il ne faut pas en faire trop, il ne faut pas griller toutes les cartouches. Il est question de courir le plus juste possible, il n'est pas permis de sauter dans toutes les échappées, il faut les sélectionner.
Avant le départ, j'avais décidé de pointer certains coureurs mais avec le parcours proposé et les conditions climatiques, la course s'est faite toute seule.
Tu évoques les conditions météorologiques, peux-tu nous les décrire ?
J.B : C'était la première fois que je courais sous la neige.
La veille, j'ai même cru que la course allait être annulée : j'ai appelé trois fois l'organisateur pour m'en assurer.
Bien sûr qu'avant le départ les jambes sont lourdes pour tout le monde mais une fois que la course est lancée, la motivation reprend le dessus.
Même si les flocons ne tenaient pas sur la route, ils avaient tellement salé la chaussée que j'avais le goût du sel dans la bouche !
En ce qui concerne le froid, à vrai dire, une fois que tu es dans la course, tu ne le ressens pas.
Relate-nous ta course…
J.B : C'est parti très vite et le peloton s'égrainait pas mal.
Quand on arrivait au pied de la bosse du circuit, je me replaçais à l'avant pour suivre les meilleurs dans les roues.
Il y a eu un groupe devant et je suis sorti dans un contre à mi-course. Ca s'est regroupé et nous nous sommes retrouvés à quinze. Les roannais qui étaient cinq à l'avant, cadenaçaient bien la course.
Les gars d'Etupes étaient au nombre de trois et dans le final, l'un d'eux a attaqué, puis WACHNIK a contré. Il a repris l'homme de tête et s'est imposé.
Dans mon groupe ca flinguait dans tous les sens ! C'était un peu n'importe quoi et du coup nous ne sommes jamais revenus.
De mon côté, j'ai essayé d'anticiper le sprint car le final était très sinueux. J'ai attaqué au kilomètre pour la quatrième place mais je me suis fait passer sur la ligne par BOUTEILLE.
Je suis content de cette cinquième place.
Quelles sont tes prochaines échéances ?
J.B : Ce week-end je serai à Annemasse – Bellegarde, une course que je n'ai jamais faite mais qui est bien relevée.
Ensuite je vais rentrer dans les courses par étapes : le Tour du Jura mi-avril, puis le Rhône-Alpes Isère Tour, le Tour de la Vallée de l'Ance…
J'ai fait plus de foncier cet hiver en faisant l'impasse sur le cyclo-cross et je sens que c'est en train de payer. Je suis en meilleure condition physique que l'année dernière à pareille époque et je ne regrette pas d'avoir sacrifié ma saison de cyclo-cross.
Je garde à l'esprit de réaliser une saison pleine, d'être régulier. Car en étant tout le temps bien placé à l'avant de la course, je vais forcement avoir le déclic pour la gagne !
